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Élections Municipales - 15 et 22 mars 2026

Fact-Checking : Pourquoi planter des chênes dans le bourg est une incohérence écologique ?

Il circule le souhait de "ramener la fôret" dans le bourg de Chasné. L'intention de végétaliser est louable, mais le choix du chêne (Quercus) pour un centre-bourg est une aberration technique pour plusieurs raisons.

INFOS PRATIQUES

Doriane MOISAN

3/20/20262 min read

Le chêne n'est pas un arbre de trottoir

Un chêne, c'est une force de la nature qui a besoin de place, énormément de place. Ses racines ne s'arrêtent pas aux bordures de granit : elles cherchent l'eau et finissent inévitablement par soulever les bitumes, percer les canalisations d'eau potable ou s'attaquer aux réseaux de fibre enterrés. Planter un chêne à trois mètres d'une maison ou sur une place publique, c'est signer un chèque en blanc pour des travaux de voirie colossaux dans quinze ans.

Le piège de la fausse forêt

Une forêt, c'est un écosystème complexe, pas un alignement d'arbres au milieu du goudron. Un chêne planté dans une fosse étroite, entouré de chaleur réfléchie par les murs, est un arbre en souffrance. Il sera fragile, demandera un arrosage constant (et coûteux en eau potable) et finira par devenir dangereux avec des chutes de branches lors des coups de vent. Sans parler des chenilles processionnaires, qui adorent le chêne et qui deviendraient un vrai problème de santé publique en plein bourg.

La forêt, nous l'aimons là où elle est reine : tout autour de Chasné

Afin de créer des ilots de fraicheur sur des espaces urbanisés (le centre bourg mais également tout espace déjà artificialisé), il est possible de combiner différentes approches : arbres en bacs, arbustes résistants, plantes grimpantes et vivaces. L'idée est de créer de l'ombre, de favoriser l'évapostranspiration et que la végétalisation soit rapide, tout en supportant la chaleur, le vent, et le "manque de sol" disponible sur ce type d'espace. La diversification des essences permet à la fois de répondre à ces critères, mais également de favoriser la biodiversité.

Quelques exemples d'espèces concrètes souvent utilisées en ville (en bac ou en fosses de plantation si évalué possible), et adaptées au climat local :

  • L'Erable champêtre : très robuste, il tolère la sécheresse et la pollution

  • Le Charme : Il est très utilisé en ville, connu pour son feuillage dense qui apporte de l'ombre

  • Sorbier des oiseleurs : crée de l'ombre, floraison printanière et refuge pour les oiseaux et pollinisateurs

  • Le Cornouiller sanguin, le Noisetier : espèces locales nécessitant peu d'arrosage, entretien simple

  • Le Chèvrefeuille : très résistante au climat breton et quasi sans entretien

De toute évidence, nous passerons par des professionnels pour déterminer les espèces intéressantes pour notre commune, répondant aux besoins de la flore, de la faune, et des habitants. Avec ce type d'aménagement, même quelques espèces stratégiquement placées suffisent à créer des zones fraiches et agréables, en restant réaliste pour notre commune.

La forêt est reine tout autour de notre village et nous la protégerons. Mais dans le bourg, nous choisissons des solutions durables, faciles à entretenir et qui protègent réellement votre cadre de vie sans dégrader nos infrastructures.